Bienvenue sur le blog de généalogie et psychologie de www.tracesfamiliales.com, par Isabelle BROSSAUD, psychologue clinicienne à Paris 12 et généalogiste familiale.


Challenge AZ 2017 : MERCI !

Merci pour ce beau partage qu'a été le Challenge 2017. Merci à vous tous qui avez lu mes articles, qui les avez aimés, commentés, partagés. Merci à celles et ceux qui se sont abonnés à ma newsletter et à ma page Facebook : Facebook.com/ibrossaud. Merci de votre enthousiasme pour le village de Serez et la vie de ses habitants au début du XXe siècle. Et à bientôt !

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Z comme le Z de SereZ.

Pour conclure ce Challenge, j'aimerais boucler la boucle en présentant Serez tel qu'il pouvait être en 1908, quand Rosalie et Emile y ont acheté leur maison. Mais avant toute chose, il est intéressant d'observer que "Serez" ne s'est pas toujours terminé par un "Z". 

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Y comme plein les Yeux !

Rosalie et Emile achètent leur maison à Serez, hameau d'Orrouer, Eure-et-Loir, en 1908. Très probablement, ils ont assisté, avec Mélanie et Jules, à la cavalcade du 28 mars 1909, dans les rues du village, avec leurs enfants. Ces derniers ayant 2 ans environ, ils ont dû en prendre plein les yeux !

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X comme 19 Xbre 1919.

C'est le 19 Xbre 1919 que le maire d'Orrouer (28), Monsieur Ménager, renseigne cette triste fiche à la demande de la Préfecture : "Enquête sur les vides causés par la guerre parmi les agriculteurs". Le constat pour la commune est le suivant : 

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W comme les Watts de Monsieur Wolf.

En 1926, une modernisation révolutionne la vie des habitants de Serez, hameau d'Orrouer, en Eure-et-Loir ! Le 13 juin, à 8 heures du matin, le Conseil Municipal se réunit et "vote une gratification de cinq cents francs à Mr Wolf, Directeur de la régie du syndicat électrique du pays chartrain, pour le remercier d'avoir rapidement réalisé l'électrification du territoire de la commune".  (AD 28, 2O2641).

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V comme sous-Ventrière.

Entrons dans l'écurie de Rosalie et Emile, à Serez, en Eure-et-Loir. Près de leur cheval "sous poil noir âgé de quatre ans" est inventoriée la sous-ventrière. On en trouve une autre dans l'écurie de Mélanie et Jules, leurs voisins, auprès de trois chevaux, l'un sous poil noir, âgé de trois ans, l'autre sous poil gris, âgé de trois ans également, le dernier, sous poil gris encore, âgé de neuf ans. 

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U comme Unanimité.

Le 23 septembre 1928, l'adoption d'un projet fait l'unanimité au sein du conseil municipal d'Orrouer. Une session extraordinaire, présidée par le maire, Monsieur Ménager, valide la création d'un lavoir couvert au hameau de Serez.

 

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T comme Tombereau.

Un tombereau est inventorié sous la remise de Rosalie et Emile, en 1923, et estimé 200 francs. Deux autres le sont sous le hangar de Mélanie et Jules, en 1925, l'un usagé, estimé 400 francs, l'autre 1200 francs. Le tombereau est une charrette entourée de planches servant pour le transport de marchandises ou matériaux. 

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S comme Saint-Evroult.

Saint-Evroult est le patron d'Orrouer, commune d'Eure-et-Loir. Sa fête prenait une grande importance. Une kermesse était organisée dans le village après la messe. L'église d'Orrouer possède une chasse dans laquelle étaient placées des reliques de Saint-Evroult, ce dont atteste un inventaire du "dix-septième jour de floréal, l'an deuxième de la République française une et indivisible (6 mai 1794), fait par les maires, officiers municipaux et l'agent national de la commune d'Orrouer, en l'église de ce lieu. Le premier titre inventorié est l'acte capitulaire de Saint-Pierre au Pont-d'Orléans, qui accorde aux habitants d'Orrouer un ossement du bras droit de Saint-Evroult, qui sont deux pièces attachées ensemble, datées des 12 et 27 mai 1605". (LEFEVRE Edouard, Documents historiques et statistiques sur les communes du canton de Courville, tome II, Paris, Le livre d'histoire-Lorisse, 2005 (1874)). Si cette chasse a "échappé au vandalisme révolutionnaire" (Edouard LEFEVRE, op cit.) les reliques ont hélas été depuis volées. 

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R comme le café Renard

Le café Renard, à Serez, a sans doute été un lieu central dans la vie de Rosalie, Emile, Mélanie et Jules. Ce café faisant tabac, épicerie, café, et donnant bal, ils ont toutes les raisons de l'avoir fréquenté. Que sait-on de lui ?

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Q comme Quelles sont les nouvelles ?

Que disait-on de Serez, hameau d'Orrouer, en Eure-et-Loir, dans la presse locale des années 20 ? La lecture du journal le "Progrès", pour l'année 1923, montre qu'il y est surtout question d'accidents, rappelant l'orientation agricole du hameau. 

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P comme Perche carrée, setier et minot

Un peu de mathématiques pour cette lettre P. Revoyons les mesures agraires anciennes. On les trouve sur certains contrats de vente de maison avec jardin, ou de vente de terres. En Eure-et-Loir, aux XVIIIe et XIXe siècles, on utilise le boisseau, le minot, le quartier, la mine, le setier, la perche, et la perche carrée. 

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O comme Orrouer et son église.

Orrouer est une commune d’Eure-et-Loir, de 292 habitants, (recensement de 2013), située à environ 16 km à l’ouest de Chartres. Son nom se prononce  « Orroir » d'après son ancienne forme « Aurroir ». Elle est composée de 6 hameaux : Serez, Le Mée, le Péré, La Heuse, La Choltière, Joran. La particularité d'Orrouer, c'est qu'à proximité de son panneau, on ne trouve qu’une église et son cimetière, l’Eglise Saint Martin d’Orrouer, seule au milieu des champs et au croisement de sept routes. Cette particularité lui vaut le surnom de Cathédrale des blés (L'Echo républicain, 27 mai 2013). L'église a été entièrement reconstruite au XVIe siècle.

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N comme l'échange de la rue des Noués

C'est le 19 octobre 1766 que, rue des Noués, à Serez, se déroule un événement déterminant pour l'histoire de la maison de Rosalie et Emile, et qui m'a donné du fil à retordre, pour reconstituer l'histoire de leur ferme. Sans cet événement, le destin de leur maison aurait été différent.

Mais commençons par le commencement : le 8 février 1766, Noël Anceaume, laboureur à Serez, et sa femme Marie Goupil, "désirant maintenir et entretenir la paix et union fraternelle quy reigne entre leurs huit enfants, craignant qu'après leur décès elle fut troublée par les partages des biens immeubles qu'ils laissoient", réalisent le partage de leurs biens entre leurs huit enfants, en l'étude de Maître Maturin Besnard. Parmi ces enfants, François, Louis et Noël Anceaume (dit "le second") reçoivent chacun une maison rue des Noués, à Serez. Ces maisons sont voisines. 

(Source : AD 28, 2 E 21 art. 88)

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M comme Moissonneuse Mac Cormick

La moissonneuse-lieuse Mac Cormick, est inventoriée en 1925 sous le hangar de Mélanie et Jules, à Serez, Eure-et-Loir, et estimée, avec ses accessoires, 1500 francs. 

La moissonneuse a été importée en France d'Angleterre et des Etats-Unis, dans la deuxième moité du XIXe siècle. En Eure-et-Loir, le premier concours de moissonneuse est organisé en 1860. Il réunit plus de 2000 agriculteurs. Mais c'est seulement dans les années 1870-1880 que les moissonneuses sont utilisées en nombre, d'abord sous la forme de simples faucheuses, puis sous celle de moissonneuses-lieuses. Les raisons de cette mutation sont économiques : à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, on estime qu'une moissonneuse simple, avec deux chevaux, peut moissonner 4 hectares par jour, contre 50 ares pour un journalier. Un faucheur est payé environ 35 francs pour couper et lier un hectare de blé, alors qu'avec la moissonneuse simple et un liage ultérieur, cela revient à 19 francs. Les migrants saisonniers ont été les plus grandes victimes de cette mécanisation. 

(Source : FARCY Jean-Claude, Le monde rural face au changement technique : le cas de la Beauce au XIXe siècle, Persée, Histoire, économie et société, 1983, volume 2, N°1, p 161-184. 

 

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L comme LAILLET Robert

Robert LAILLET (1881-1953) est un photographe chartrain. C'est son beau-père, Clovis BARET qui lui transmet sa passion de la photographie. Il en fait son activité professionnelle, comme photographe et éditeur de cartes postales, et ouvre plusieurs boutiques à Chartres. L'ouvrage L'Eure-et-Loir d'un photographe présente le fonds Robert LAILLET, des clichés pris entre 1844 et 1944, dont certains nous donnent une image très réaliste du cadre de vie de Rosalie, Emile, Mélanie, Jules et leurs enfants.

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K comme Kilogrammes

Quels étaient les prix des denrées alimentaires et produits quotidiens, à Chartres, Eure-et-Loir, en 1914 ? Un inventaire des magasins rue du Cardinal Pie, rue Philippe Desportes et rue de la Mairie nous donne ces indications de prix au kilo :

  • 1 kg de bonbons : 3,20 francs
  • 1 kg de bougies  : 5,00 francs
  • 1 kg de chocolat  "Poulain" : 4,75 francs
  • 1 kg de corned et rost-beef : 4 francs
  • 1 kg de cornichons : 3,25 francs
  • 1 kg de haricots : 0,85 francs
  • 1 kg de macaroni : 1,48 francs
  • 1 kg de Petits Beurre : 3,60 francs
  • 1 kg de pommes de terre : 0,35 francs
  • 1 kg de riz : 0,75 francs
  • 1 kg de savon : 2,80 francs
  • 1 kg de sucre : 3,50 francs
  • 1 kg de vermicelle : 1,48 francs

Et au litre : un litre de vin blanc : 1,12 francs et un litre de vin rouge : 1 franc.

(Archives départementales d'Eure-et-Loir, 6 M 74 : Population, affaires économiques, statistiques)

 

Le salaire d'un journalier agricole était, en 1914, d'environ 4 francs par jour, nourri. 

(Paul RAZOUS, L'évolution de l'agriculture française métropolitaine à travers l'histoire, Journal de la société statistique de Paris, tome 85 (1944), p 56-86.)

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J comme Je suis une bonne poule de guerre

Comment Rosalie, Emile, Mélanie, Jules et leurs enfants ont-ils traversé la Grande Guerre ? Voici ce que Jean-Claude Farcy nous en apprend dans 1914-1918, le front de l'intérieur, l'Eure-et-Loir dans la grande Guerre :  "L'ordre de mobilisation affiché dans la nuit du 1er août 1914 surprend la population, rurale, de l'Eure-et-Loir, en pleine moisson [...] L'Eure-et-Loir donne un bon exemple de l'emprise de la guerre sur la vie d'un département de l'arrière [...] Certes la population n'est pas exposée directement à la guerre, à l'exception du raid aérien du 15 août 1918 sur Chartres. Mais la présence militaire est quotidienne dans les nombreux dépôts de troupe [...] Le département voit également affluer, au rythme des offensives de l'été 1914 et 1918, les réfugiés belges et français fuyant les zones de combat [...] Surtout l'impact de la guerre est douloureusement ressenti par chaque famille craignant la visite du maire ou des gendarmes venant leur annoncer la mort d'un des leurs". 

Emile n'est pas mobilisé, trop âgé, faisant partie de la classe 1886. Ce sont les classes 1887 à 1919 qui le seront. Il va participer, à l'arrière, à l'effort de production céréalière avec les hommes de plus de 50 ans, les femmes et les enfants. Sans doute a-t-il dû se séparer de son cheval, ces derniers étant réquisitionnés dès 1914. L'Eure-et-Loir est à l'époque un des premiers producteurs de céréales de France. La perte de plusieurs départements céréaliers va amener une très forte sollicitation pour nourrir les troupes et les civils. Afin d'augmenter le nombre de travailleurs, 800 Kabyles sont recrutés en 1915 pour la moisson, ainsi qu'une une compagnie tunisienne en 1917. Les prisonniers de guerre sont aussi affectés aux travaux des champs. Mais l'essentiel de l'apport est fait par les sursis d'appel ou le détachement des réservistes de l'armée territoriale, pour les mobilisés exploitants et ouvriers agricoles.

(Source : Collectif, 1914-1918 le front de l'intérieur, l'Eure-et-Loir dans la guerre, Chartres, Conseil Général, d'Eure-et-Loir, 2014)

Ce sera le cas pour Jules, classe 1893. Après une période de campagne, il est placé en sursis d'appel en 1916, au titre de batteur dans un village voisin. Ce sursis sera prolongé jusqu'en 1917, après une période de retour à son corps. En 1917, il est détaché dans ses foyers comme propriétaire exploitant pour être employé aux travaux agricoles.

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I comme Intérieur de ferme en Eure-et-Loir.

Rosalie et Emilie ont acheté leur ferme à Serez, en Eure-et-Loir, en 1908. En voici le descriptif, d'après l'inventaire fait après le décès de Rosalie, en 1923 : une maison avec cuisine et chambre. Une remise abritant du matériel agricole. Une cour dans laquelle se trouvent vingt poules et trente lapins. Une grange contenant différents outils. Une étable avec deux vaches, l'une "sous poil rouge clair " âgée de cinq ans, l'autre "sous poil rouge foncé" âgée de quatre ans. Une écurie avec un cheval "sous poil noir âgé de quatre ans. Les documents laissent penser que la partie d'habitation se présente ainsi  : deux pièces, dont une cuisine avec poêle contenant deux lits, et une chambre "froide"   ( = sans chauffage).

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H comme Herse

Les inventaires après décès mentionnent : "trois herses en bois à dents de fer" rangées sous la remise, chez Rosalie et Emile, fermiers à Serez en 1923, "une herse articulée et deux herses en bois" sous un hangar, chez leurs voisins Mélanie et Jules, en 1925.

La herse est composée d'un châssis de pièces croisées, armées, par dessous, de pointes destinées à fragmenter le sol, à l'égaliser et à le recouvrir après l'ensemencement. 

Source : LACHIVER Marcel, Dictionnaire du monde rural, les mots du passé, Paris, Fayard, 1997.

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G comme GOUGIS Albert

Albert Gougis (1860-1930) a été un des piliers de l'essor de la mécanisation de l'agriculture en France. Né à Gallardon, en Eure-et-Loir, il a créé en 1881 une petite société de réparation de machines agricoles, dans le même département, à Auneau, qui s'est transformée en entreprise de renom international, connue pour ses semoirs et distributeurs d'engrais. Rien d'étonnant, donc, à ce que figure, sur l'exploitation de nos  fermiers de Serez, en 1925, un semoir Gougis.

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F comme Faucheuse

Citée dans l'inventaire après décès de Rosalie, épouse d'Emile, fermière à Serez en 1923, la faucheuse, sous la remise, est estimée 300 francs. A titre de comparaison, la charrue est estimée 150 francs, et la cage à poulets, 10 francs.

La faucheuse sert à exécuter la coupe des plantes fourragères et celle des céréales. Elle a été importée en France des Etats-Unis vers 1860. 

(Source : LACHIVER Marcel, Dictionnaire du monde rural, les mots du passé, Paris, Fayard, 1997)

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E comme En tricotant

Gabriel LOIRE, maître verrier chartrain (1904-1996), a réalisé dans les années 40 un recueil de 46 dessins sur carton. Ils représentent les vêtements traditionnels beaucerons de la première moitié du 20e siècle. Ici le dessin "En tricotant", montrant un grand mouchoir à carreaux, appelé marmotte ou cravate, quand les femmes le portaient sur la tête. Rosalie et Mélanie l'ont sans doute porté. 

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D comme Dossière

Revenons dans l'écurie de Rosalie et Emile, à Serez, en 1923. L'inventaire après décès de Rosalie évoque une dossière. C'est un morceau de cuir large et épais, sur le dos du cheval, ou de l'âne, dans laquelle entrent les limons, et qui soutient ces limons à la même hauteur du sol. Les limons étant les branches, par exemple, d'une charrette. 

Source : LACHIVER Marcel, Dictionnaire du monde rural, les mots du passé, Paris, Fayard, 1997. 

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C comme Canadien

Poursuivons la visite de la ferme de Mélanie et Jules, à Serez, Eure-et-Loir, en 1925.

Le canadien est inventorié sous le hangar. C'est une herse composée de nombreux petits socs fixés à des tiges courbes et flexibles, servant à labourer le sol.

(Source : LACHIVER Marcel, Dictionnaire du monde rural, les mots du passé, Paris, Fayard, 1997)

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